Fracture du coude
Diagnostic et traitement des fractures du coude : symptômes, imagerie et options chirurgicales à Nice.

Définition
La fracture du coude désigne une fracture de l'une des structures osseuses composant l'articulation : l'olécrane (extrémité supérieure du cubitus), la tête radiale (extrémité supérieure du radius) ou l'humérus distal (palette humérale). La fracture de la tête radiale est la plus fréquente.
Ces fractures résultent généralement d'une chute sur la main bras tendu (mécanisme indirect) ou d'un choc direct sur le coude. Elles sont classifiées selon Mason en trois types : non déplacée (type I), déplacée modérément (type II) et comminutive avec déplacement important (type III).
La complication principale est la raideur du coude. Une rééducation précoce et bien conduite est donc fondamentale pour récupérer les amplitudes articulaires.
Diagnostic
Le diagnostic est suspecté devant un traumatisme du coude et confirmé par l'imagerie.
Symptômes
- Douleur intense et aiguë survenant immédiatement après le traumatisme
- Grande difficulté à mobiliser le coude, en particulier en extension complète
- Gonflement (œdème) rapide du coude
- Possibilité de déformation visible en cas de fracture déplacée
- Engourdissement ou sensation de picotements dans l'avant-bras ou la main
Signes cliniques
- Douleur exquise à la palpation du site fracturaire
- Évaluation de la mobilité résiduelle (prudente, sans forcer)
- Recherche de lésions ligamentaires associées par des tests de stabilité
- Examen vasculonerveux en aval : pouls radial, sensibilité et motricité des doigts
Examens complémentaires
La radiographie est l'examen de première intention. Le scanner est utile pour les fractures complexes.
Traitement
Indiqué pour les fractures non déplacées ou peu déplacées (Mason I et certaines Mason II stables).
- Immobilisation du coude par attelle ou plâtre pendant 4 à 6 semaines minimum
- Traitement antalgique et anti-inflammatoire
- Surveillance radiologique régulière de la consolidation
- Kinésithérapie précoce et progressive dès le retrait de l'immobilisation pour prévenir la raideur
Indiqué pour les fractures déplacées (Mason II instables et Mason III) nécessitant une réduction anatomique.
- Ostéosynthèse : réduction et fixation des fragments par plaques, vis ou haubanage (surtout pour l'olécrane)
- Prothèse de tête radiale : en cas de fracture comminutive non reconstructible, remplacement par un implant métallique
- Réparation des lésions ligamentaires et des tissus mous associés
- Mobilisation précoce progressive après la chirurgie pour limiter la raideur — complication la plus fréquente